Crédit photo : Christophe Raynaud de Lage
Hier soir 12 mars, la comédienne Mina Kavani était de retour à L’Arc au Creusot pour présenter un second spectacle autour de la poétesse iranienne Forough Farrokhzad intitulé Ma maison est noire. Notre interview de la comédienne il y a quelques mois est d’ailleurs toujours disponible sur notre site.
Forough et Mina, même combat
Alors comment vous parler de ce spectacle ? Si le but est de rendre hommage et justice à Forough Farrokhzad, effacée de l’histoire dans son propre pays, c’est aussi une manière détournée de parler de ce que Mina Kavani et, plus largement, les femmes iraniennes traversent encore aujourd’hui.
Seule en scène, Mina vit son texte avec une telle intensité que l’on se demande si elle parle d’elle ou si elle utilise réellement les récits, poèmes, journaux intimes et correspondances de Forough Farrokhzad.
La scénographie est incroyable. Enfermée les trois quarts du temps dans une pièce, Mina change de costumes au fil des époques et des chapitres du spectacle. Des projections d’images d’archives et de très bonnes idées visuelles en prise de vues directes viennent appuyer sa prestation.
On a également beaucoup aimé réentendre la trompette d’Erik Truffaz qui nous immerge totalement dans le spectacle et dans l’Orient. Une vraie pépite à voir et à revoir. Un spectacle qui résonnait évidemment un peu différemment aujourd’hui où des questions se posent sur l’avenir de l’Iran. Bravo à Mina Kavani en tout cas !
