À quelques jours de son concert à Nevers, le 7 mars, Marie-Flore nous parle de son live, de ses inspirations et de la suite après une tournée d’un an et demi autour de son dernier album Ex Æquo. Entre cœur lumineux sur scène, admiration pour Axelle Red et envies d’écriture, la chanteuse se confie avec spontanéité.

À quoi s’attendre sur scène ?

— J’ai toujours un petit peu de mal à répondre à cette question, parce que chaque expérience de live est assez unique. Mais en tout cas, sur la scénographie, j’ai voulu faire un show un peu à l’image de ma pochette d’album. Donc il y a, en termes de décors, une sorte de grand cœur lumineux que j’adore. Et puis après, je suis avec quatre musiciens qui m’entourent et niveau musique on va interpréter un mélange de mes trois derniers albums.

Pour quelqu’un qui ne vous connaît pas encore, quels artistes pourraient permettre de découvrir votre univers ?

— Dans mon entourage, en tout cas les gens avec qui j’ai pu partager des moments musicaux, il y a Julien Doré, Benjamin Biolay, MC Solaar… Voilà. En tout cas, dans les connexions récentes.

Vous avez travaillé avec un réalisateur qui a collaboré avec M ou Juliette Armanet…

— Oui, sur le dernier disque, j’ai travaillé à quatre mains avec Marlon B, qui a effectivement bossé pour M, Juliette Armanet, etc. Mais ça, c’est vraiment sur la partie studio, enregistrement.

Si vous n’aviez pas fait ce métier, vous auriez fait quoi ?

— J’aurais voulu faire pas mal de choses. Ce qui est sûr, c’est que ça aurait été soit dans la politique, soit dans la justice, type avocat, ou dans l’humanitaire. Peut-être un de ces trois trucs-là.

Y a-t-il une chanson que vous auriez aimé écrire ?

— La chanson que j’aurais bien aimé écrire, c’est « Sensualité » de Axelle Red.

Pourquoi celle-ci ?

— Parce que c’est une personne que j’aime beaucoup. Elle est venue chanter « Sensualité » avec moi avant un concert à Paris. C’est une femme que j’admire énormément. Et cette chanson, particulièrement, je trouve que c’est un parfait mélange. Les paroles sont super, le rythme est super, les mélodies sont superbes. C’est très pop et très accessible.

Y a-t-il un thème que vous aimeriez aborder dans vos prochaines chansons ?

— Je parle surtout d’amour depuis mes trois albums, c’est vraiment mon thème privilégié et j’aime beaucoup explorer ça. Donc je pense que je vais continuer. Là, je suis en train de me remettre à composer. Je ne peux pas vous dire un thème précis, mais ça relève quand même de l’observation, peut-être d’un côté contemplatif sur la vie. Des choses peut-être plus acérées, mais contemplatives quand même.

Quelle est la suite après cette tournée ?

— Là, on est en fin de tournée. On fait notre dernière date à Paris le 3 juin, pour clôturer cette tournée d’un an et demi autour de l’album Ex Æquo, sorti en avril dernier. Maintenant, ce sont les premiers stades d’écriture d’une nouvelle aventure, donc c’est un peu prématuré d’en dire plus. Mais je m’y remets, et la suite va se dessiner assez vite.

Vous écrivez pendant la tournée ou vous préférez faire un break ?

— Je fais plutôt partie des artistes qui aiment bien briquer pendant six à huit mois pour écrire un album. Donc c’est ce que je vais faire dès la fin de la tournée, en juin.

Qu’est-ce que vous regardez ou écoutez en ce moment ?

— En film, je recommande « It Was Just an Accident », Palme d’Or à Cannes l’année dernière, de Jafar Panahi, c’est un très grand film.
Et sinon, je regarde en ce moment la série « Homeland ».

La date de Nevers aura-t-elle quelque chose de particulier ?

— C’est un spectacle à chaque fois, mais ce qui rend les dates uniques, c’est surtout l’ambiance. On ne peut jamais prévoir comment ça va se passer avec le public. Moi, j’ai surtout hâte de venir dans ce coin.

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